Langues régionales.org

Qui a dit : Je suis favorable à ce que le droit des parents à inscrire leurs enfants dans une classe bilingue français-langue régionale soit reconnu, dès lors que la demande est suffisante " ?

Accueil > La langue basque > Actualités > Enseignement > A l’heure de la tant attendue rentrée, la filière bilingue dans le public a le (...)

www.lejpb.com  5 septembre 2012

A l’heure de la tant attendue rentrée, la filière bilingue dans le public a le vent en poupe

mercredi 5 septembre 2012

“La rentrée c’était super”. Ca c’est ce qu’ont répondu de nombreux enfants du Pays Basque aux questions inquiètes de leurs parents. C’est ce que répondent moins souvent le personnel enseignant ou les représentants du monde éducatif qu’ils soient en ikastola, en établissements privés ou bien publics. Parmi ces derniers, il est pourtant une filière qui a le vent en poupe, c’est le bilinguisme.

JPEG - 34.2 ko

Aujourd’hui le bilinguisme en établissement public, c’est la parité horaire au primaire, mais pas dans le secondaire où l’élève bascophone (ou qui aurait envie de le devenir) a deux possibilités, s’inscrire en filière bilingue et suivre l’histoire-géographie en euskara 5 heures par semaine, ou bien choisir l’option basque, soit 2 à 3 heures par semaine.

Option ou bilinguisme

Un fonctionnement pas forcément idyllique selon une professeure de basque au collège Elhuyar de Hasparren. “L’office Public de la langue Basque considère, avec ses données quantitatives, que le bilinguisme dans le secondaire se développe. Mais j’ai quand même l’impression que l’option basque est sacrifiée. Aujourd’hui les élèves ont 2 heures au lieu de 3 donc à moyen terme l’option pourrait être mise sur la touche car l’OPLB privilégierait la classe bilingue. C’est très bien, mais l’option permet tout de même d’apprendre l’euskara en cours de parcours, c’est-à-dire entre ikastola et cours du soir pour adultes” analyse-t-elle.

Pour Cécile Larrière, représentante du syndicat Unsa en Pays Basque, le regroupement de plusieurs niveaux pour former une classe, tel qu’il se fait parfois, est aussi problématique. “Pour nous à l’Unsa, l’option de lange régionale a autant de valeur qu’une autre option”. Sans oublier que cette option est “proposée à plus forte dose en collège et moins en lycée” ce qui complique le suivi de l’apprentissage, selon elle. Pour Jakes Sarraillet, inspecteur d’académie de langue basque, en revanche, le regroupement des niveaux n’est “pas vraiment problématique au niveau pédagogique”, même si elle peut l’être davantage sur le plan méthodologique.

Ce qui est certain c’est que la filière bilingue est en ce moment la chouchoute des politiques linguistiques. “Depuis deux ans maintenant, on essaie de mettre en place, en partenariat avec l’OPLB, d’autres disciplines en basque pour arriver à la parité horaire”. Et de citer le collège Marracq de Bayonne où cours de maths et technologie sont dispensés en basque, tout comme le lycée Chantaco de Saint-Jean-de-Luz. A Hendaye, c’est la physique qui bénéficie de cet apprentissage.

Lent processus

Un projet qui “n’avance pas très vite” le reconnaît lui-même Jakes Sarraillet qui est tout de même optimiste pour la suite, compte tenu des retours positifs des professeurs et des chefs d’établissements. “Des projets sur Cambo, Saint-Jean-de-Luz, Hasparren et Saint-Jean Pied de Port devraient aboutir rapidement” argue-t-il. Pour cette professeure à Hasparren, qui trouve que cette intégration se fait de façon “excessivement lente” c’est peu de le dire. “Les options sont sacrifiées car nous sommes en temps de rigueur, mais si à côté de cela le bilinguisme se développait vite, ce serait un mal pour un bien. Là ce sont surtout des déclarations d’autosatisfaction” estime-t-elle.

Pour l’Unsa, le développement du bilinguisme est une devanture. “L’inspection académique ouvre des classes bilingues qui entraînent des suppressions de poste et des baisses d’effectifs car il y a une concurrence avec les écoles privées et les ikastola. Bien que ce ne soit pas la même offre, il y a concurrence” explique Cécile Larrière. Si les représentants locaux du syndicat français s’estiment plutôt favorables au bilinguisme, voire à la formule immersive en publique telle qu’elle peut être expérimentée à Biarritz, “c’est compliqué dans le cadre de l’école de la Nation” nuance Cécile Larrière.

http://www.lejpb.com/paperezkoa/201...

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions'inscriremot de passe oublié ?