Langues régionales.org

Qui a dit : (...) sous couvert de lutte contre la disparition des langues régionales, cette charte [Européenne des langues régionales ou minoritaires] fait porter sur la France un risque sérieux d’émiettement de la nation et de balkanisation de la République. " ?

Accueil > La langue basque > Actualités > Langues vivantes > Apprendre le basque c’est bien, le parler c’est mieux

http://www.sudouest.fr/  16/09/2011

Apprendre le basque c’est bien, le parler c’est mieux

vendredi 16 septembre 2011

Les cours du soir d’AEK reprennent le 3 octobre.

Pour sa rentrée, l’association AEK s’est forgée un slogan correspondant à ses objectifs : « Utiliser en apprenant, apprendre en utilisant ».

JPEGPour les militants de la langue basque qui président aux destinées d’AEK, il est important de multiplier les locuteurs. D’où des cours du soir « gau eskola » (1) qui visent à donner à ceux qui les fréquentent les moyens d’utiliser le basque au quotidien. Plus que des « bascophones », AEK veut des « basco-tchatcheurs », désignés par le néologisme « Euskalakari » créé à partir des termes Euskal (basque) et kalakari (bavard). Par ce terme, AEK explique que ses formations sont destinées à des personnes qui utilisent avec plaisir et sans complexe la langue basque.

Plusieurs dispositifs ont été mis en place pour inciter financièrement les aspirants « euskalakari ». Le prix des cours pour les particuliers va de 260 à 315 euros selon les situations. Pour les entreprises, les tarifs dépendent des dispo- sitifs de formation profession- nelle et sont calculés au cas par cas.

Plusieurs groupes d’agents des collectivités territoriales sont aussi en place mais la langue basque n’est pas encore éligible aux fonds de formation des fonctionnaires territoriaux. Jakes Bortayrou ne désespère pas : « En Bretagne, le breton a été pris en compte. Logiquement, cela devrait dans le futur être aussi le cas pour le basque ».

En attendant, pour le grand public, certaines collectivités ont créé un système de bourse incitatif. « C’est un partenariat entre l’office de la langue basque et les communautés de communes d’Errobi et de Soule. Cela évite que les gens abandonnent l’apprentissage pour des raisons économiques ».

Autre axe de développement pris, depuis 2010 par AEK, l’accompagnement des parents ayant choisi des écoles bilingues, qu’il s’agisse du réseau des ikastola, de l’enseignement public ou privé.

« Ces groupes de parents marchent très bien », constate Jakes Bortayrou. 91 parents sont répartis en 13 groupes. « Leurs attentes et leurs disponibilités sont les mêmes. Nous leur proposons un contenu très ciblé sur la communication avec les enfants selon leur niveau. C’est du travail au millimètre et les résultats sont très bons ».

Chaque année, 950 personnes suivent les cours du soir, un millier participe aux stages à la semaine proposés tout au long de l’année et durant l’été.

Les inscriptions sont ouvertes dans les seize centres qui couvrent plus d’une vingtaine de communes. Certaines proposent aussi des cours d’alphabétisation et de préparation du diplôme EGA pour les bascophones.

A EK, 22 rue Marengo à Bayonne. Tel : 05 59 25 76 09, mail : aek@wanadoo.fr

Liste des permanences d’inscription sur www.aekide.net, rubrique rentrée 2011.

(1) Cette appellation est un peu réductrice puisque des cours sont dispensés aussi en journée.

http://www.sudouest.fr/2011/09/16/apprendre-le-basque-c-est-bien-le-parler-c-est-mieux-501115-4018.php

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.