Le colloque de la FLAREP tombe à pic : vendredi, les élus d’Europe Écologie Les Verts (EELV) présentaient devant le conseil régional une motion intitulée « Agir en faveur des langues régionales ».
Les défenseurs du flamand ont pris une belle claque : 28 voix pour, 60 voix contre, 2 absentions. Les représentants d’EELV, du Front de gauche plus Jean-Pierre Bataille, maire (UMP) de Steenvoorde, ont voté en faveur de la motion ; les élus PS et apparentés (malgré l’absence de consigne de vote) et FN ont voté contre. Les autres conseillers UMP ont préféré ne pas participer au vote.
« Cette motion avait une vocation consensuelle et constructive », se désole Paulo-Serge Lopes (EELV), qui l’a présentée devant l’assemblée régionale en soulignant « la responsabilité de l’institution régionale » en matière de valorisation et de défense de ce « patrimoine immatériel » que sont le flamand et le picard. « Ce texte n’était pas simplement une déclaration d’intention : il était engageant », répond Claude Nicolet (MRC), qui a longuement participé au débat et reproche à la motion de contenir des incohérences. « Elle demandait entre autres que le conseil régional adhère à la plateforme des langues régionales mise en ligne par l’institut de la langue régionale flamande. Mais ce texte demande la ratification d’une charte européenne qui supposerait de modifier la constitution française ! Les enjeux sont énormes ! » L’élu se défend d’être « contre les langues régionales » mais estime que « ce n’est pas à une collectivité locale de dire à l’Éducation nationale ce que doit être l’enseignement. » Les représentants de la FLAREP ont rendez-vous demain matin au conseil régional pour la dernière partie de leur colloque. Ce pourrait être une visite éclair.