Après l’Unesco, c’est au tour de Google de lancer, le 21 juin dernier, une plateforme de collecte de données linguistiques, dont l’objectif affiché est de « protéger la diversité linguistique au niveau mondial ». A l’image d’autres sites collaboratifs, Google compte sur les internautes pour inonder la plate-forme de contenus appropriés (textes, vidéos, images).
Face au risque de compiler des erreurs et des contenus douteux, les porte-paroles de Google soulignent qu’ils travaillent avec des associations et des experts, et que les internautes peuvent signaler des contenus douteux.
Des linguistes estiment que dans le monde, il meurt en moyenne une langue tous les quinze jours. Aujourd’hui, les 7 milliards d’humains qui peuplent la terre parlent entre 6 000 et 7 000 langues. D’ici 2100, la moitié d’entre elles aura disparu, prédit l’Unesco, qui a inclus les langues au sein du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2003, et a lancé la même année un atlas des langues en danger dans le monde.
Ainsi, le Web veut contribuer à sauver les langues minoritaires en même temps qu’il joue un rôle important dans la standardisation : sur le Web, 90 % des contenus sont rédigés en seulement 12 langues, dont 45 % en anglais (alors que c’est la langue maternelle de seulement 5 % de la population mondiale).
