Etes-vous favorable à l’officialisation des langues régionales ?
"(...) Ceux qui pensent que la diversité est une atteinte à l’unité nationale ont tout faux. Oui, j’aime les langues régionales. Je suis béarnais et je parle béarnais depuis toujours. Quand on est basque, ou quand on décide de venir vivre ici, on peut de la même manière vouloir, ou continuer à parler ou apprendre la langue du pays. C’est notre histoire.
Elu président de la République, je demanderai au Parlement de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires qui propose un menu déroulant dans lequel on puise une série d’engagements à respecter.
En outre, chacun sait ici au Pays basque que c’est moi qui ai sauvé les ikastola, et personne d’autre. Si je n’avais pas été là, les ikastola seraient mortes. J’ai pris des risques en faisant cela sur ma propre autorité, sans même en référer au Premier ministre. Deux dates précises : en 1993, tout d’abord, avec le renouvellement et l’extension de la convention Seaska-ministère de l’Education nationale au collège, l’Etat prenant alors en charge les salaires des enseignants du primaire et du collège ; puis, en juillet 1994, la signature d’un protocole d’accord entre Seaska et le ministère de l’Education nationale afin que les ikastola aient un statut d’écoles privées sous contrat d’association.(...)"