Langues régionales.org

Qui a dit : La nomination par l’Etat d’un « interlocuteur » des langues et cultures régionales et allouer à son action une partie de notre budget consisterait en un détournement de l’impôt au profit d’intérêts particuliers, laissant libre court à tous les communautarismes ethno-culturels. " ?

Accueil > La langue occitane > Actualités > Politique linguistique > Ils disent tous « òc ! »

http://www.sudouest.fr/  22/03/2012

Ils disent tous « òc ! »

jeudi 22 mars 2012

A dix jours de la manifestation de Toulouse pour la défense de la langue occitane - dont le béarnais, dialecte du gascon, est l’expression locale - aucun son dissonant ne s’est élevé, hier soir, dans le débat qu’animait Jean-Loup Fricker, président de l’Ostau Biarnés.

JPEGDans une parfaite parité hommes/femmes et droite/gauche, tous, de Monique Sémavoine (Modem) à Hélène Lérou-Pourqué (PCF/Front de gauche) ont dit leur attachement à la langue et culture « de noste ». Parfois avec une annotation personnelle.

De là à s’engager en faveur d’une loi donnant un cadre qui garantirait « une vraie politique linguistique », il pouvait y avoir quelques minces écueils… Comme ce fameux article 2 de la Constitution qui fait du français la langue de la République.

L’article 2 empêche, a concédé, Max Brisson (UMP), la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Mais pour l’élu biarrot on peut déjà faire beaucoup localement, comme avec l’Office public de la langue basque.
Pas de clivage droite-gauche

« Les clivages sur cette question [linguistique] ne sont pas des clivages droite-gauche », a observé M.Brisson. « Il y a encore des gens dans les grandes organisations, les partis, les syndicats, qui continuent de penser que si on défend le basque ou l’occitan on met en danger la République ».

Les socialistes, a dit Margot Triep-Capdeville, sont pour la ratification de la Charte européenne, adoptée par la France sous le gouvernement Jospin. Pour elle, une loi est aussi nécessaire. Le tropisme jacobin de Jean-Luc Mélenchon n’empêche pas la proposition, au Front de gauche, d’un plan de promotion des langues et de la « mise à jour de la loi Deixonne (1951) », autorisant l’apprentissage des langues régionales dans l’Éducation nationale.

Côté Modem, Monique Sémavoine a eu beau jeu de rappeler que François Bayrou avait « sauvé » les calandretas (écoles bilingues), en contractualisant les enseignants.

M. Bayrou est du reste le seul à avoir utilisé la langue béarnaise, à la tribune d’un meeting. C’était précisément à Toulouse, le 10 mars dernier.

Thibault Chenevière (Parti radical), lui, réclame « un Grenelle des langues régionales, après treize ans d’inaction nationale ».

Quant à David Grosclaude, seul élu régionaliste (Europe Écologie/Régions et peuples solidaires), il a loué cette unanimité linguistique affichée : « Dans tous les partis, il y a des gens qui ne seraient pas venus à notre place. Mais la loi, ça a du mal à venir… »

http://www.sudouest.fr/2012/03/22/ils-disent-tous-oc-665801-710.php

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?