La confédération d’associations œuvrant pour le développement de la langue basque tenait une conférence de presse hier matin à Bayonne pour analyser l’action de l’Office public de la langue basque (OPLB). Si la confédération reconnaît l’utilité de l’OPLB, notamment dans ses premières années d’existence (il a été créé en 2005), elle est beaucoup plus critique sur son action actuelle.
Pour elle, la démarche de « libre adhésion » en particulier dans les écoles où les parents peuvent faire apprendre la langue basque à leurs enfants, est aujourd’hui inefficace. « Il faut passer de la demande d’apprentissage à l’offre », précise les responsables d’Euskal konfederazio. Même ambition en direction des collectivités qui proposent aux agents volontaires d’apprendre le basque. « Cela ne suffit plus. Il est temps de passer à l’acte 2 de la politique linguistique en Pays basque » dit encore la confédération qui déplore par ailleurs « le manque de moyens de l’OPLB. D’ailleurs, nous ne savons pas quel sera son budget pour 2012. »
Le 31 mars prochain, à l’instar d’un mouvement identique en Alsace, Bretagne ou Catalogne, Euskal konfederazio participera à une manifestation à Bayonne pour demander, notamment, à la France, de ratifier la charte européenne des langues minoritaires.