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	<title>Langues r&#233;gionales.org</title>
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<item
xml:lang="fr"><title>Quelles perspectives pour les langues de France ?</title><link>http://www.languesregionales.org/Quelles-perspectives-pour-les</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.languesregionales.org/Quelles-perspectives-pour-les</guid> <dc:date>2012-03-05T16:42:38Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>admin</dc:creator> <description> &lt;p&gt;Une journ&#233;e de formation s'est d&#233;roul&#233;e vendredi 2 mars &#224; Berrien, dans le centre Finist&#232;re, sur le th&#232;me de la langue bretonne et des langues de France. Cette journ&#233;e s'adressait aux &#233;lus et aux &#233;lues, mais aussi aux citoyens et citoyennes, aux militants et militantes et aux associations. Elle &#233;tait organis&#233;e &#224; l'initiative d'Andr&#233; Le Gac par l'organisme &quot;Formation et Citoyennet&#233;&quot; (voir message du 22 f&#233;vrier). Une trentaine de personnes a particip&#233; &#224; cette journ&#233;e d'&#233;tudes, dont plusieurs ont d&#233;couvert ainsi (...)&lt;/p&gt;
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&lt;a href="http://www.languesregionales.org/-Les-langues,45-" rel="directory"&gt;Les langues&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une journ&#233;e de formation s'est d&#233;roul&#233;e vendredi 2 mars &#224; Berrien, dans le centre Finist&#232;re, sur le th&#232;me de la langue bretonne et des langues de France. Cette journ&#233;e s'adressait aux &#233;lus et aux &#233;lues, mais aussi aux citoyens et citoyennes, aux militants et militantes et aux associations. Elle &#233;tait organis&#233;e &#224; l'initiative d'Andr&#233; Le Gac par l'organisme &quot;Formation et Citoyennet&#233;&quot; (voir message du 22 f&#233;vrier). Une trentaine de personnes a particip&#233; &#224; cette journ&#233;e d'&#233;tudes, dont plusieurs ont d&#233;couvert ainsi la r&#233;alit&#233; sociale multiple et complexe de la langue bretonne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_292 spip_documents spip_documents_left'
style='float:left; width:225px;'&gt;&lt;a
href=&quot;http://storage.canalblog.com/80/33/500742/73456572.jpg&quot;
type=&quot;image/jpeg&quot;&gt;&lt;img
src='http://www.languesregionales.org/local/cache-vignettes/L225xH300/73456572jpg-97f9-ef06c-58573.jpg' width='225' height='300' alt='JPEG' style='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Gilbert Dalgalian, Professeur certifi&#233; d'allemand et Docteur en linguistique&lt;/strong&gt;, &#233;tait l'un des intervenants. Il est connu comme l'un de ceux qui s'impliquent le plus en faveur de l'enseignement bilingue et il intervient aussi bien en Bretagne que dans d'autres r&#233;gions d&#232;s qu'il est question d'ouvrir de nouvelles classes bilingues pour expliquer l'int&#233;r&#234;t du bilinguisme. Son propos &#224; Berrien se voulait diff&#233;rent, plus g&#233;n&#233;ral : il a voulu mettre la question de l'enseignement du breton et des autres langues de France en perspective.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'analyse du linguiste recoupe pour une part l'&#233;tat des lieux et les pr&#233;conisations que j'ai pr&#233;sent&#233;s dans le cadre de mon rapport au recteur de l'Acad&#233;mie de Rennes sur l'enseignement du et en breton. Il m'a paru d'autant plus int&#233;ressant de mettre son expos&#233; en ligne et je remercie Gilbert Dalgalian d'avoir bien voulu me transmettre son texte &#224; cet effet. Le d&#233;bat est ouvert.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le breton, les langues de France : r&#233;alit&#233;s, perspectives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En ces ann&#233;es o&#249; les &#233;valuations r&#232;gnent sur tout et partout &#8211; dans l'&#233;ducation, dans les m&#233;dias et, au d&#233;part de tout, dans l'&#233;conomie de march&#233; &#8211; il est important de ne pas se laisser berner par les statistiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand il s'agit d'appr&#233;cier les progr&#232;s du breton et des autres langues dites r&#233;gionales, il faut certes conna&#238;tre les chiffres, mais aussi avoir &#224; l'esprit les aspects qualitatifs.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les chiffres d'abord&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En Bretagne ce sont 14 082 &#233;l&#232;ves (source : OPLB) qui sont inscrits en bilingue, tous niveaux et toutes fili&#232;res confondues. Ce qui fait 14 129 en y ajoutant la fili&#232;re Diwan de Paris. Pour la Bretagne administrative, cela fait seulement 1,6 % des &#233;l&#232;ves et pour le primaire 2,5 %.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En somme, le breton a certes progress&#233;, mais si on veut se donner une juste vue de la vitalit&#233; de la langue en termes quantitatifs, il faut comparer ces chiffres avec le nombre plus important de locuteurs &#226;g&#233;s qui disparaissent tous les ans ou qui sont en fin de vie. Les avanc&#233;es scolaires ne compensent pas &#8211; pas encore &#8211; cette perte constante. Pour appr&#233;cier ces progr&#232;s de fa&#231;on plus fine, voyons quelle est la situation au Pays Basque et en Alsace. Je laisse de c&#244;t&#233; les d&#233;partements occitans o&#249; les situations sont diverses, voire tr&#232;s contrast&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.languesregionales.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='' /&gt; La partie basque des Pyr&#233;n&#233;es Atlantiques avait d&#233;j&#224; atteint durant l'ann&#233;e scolaire 2010-2011 un niveau impressionnant de scolarisation bilingue : 50 % des &#233;coles primaires offraient une fili&#232;re bilingue fran&#231;ais basque ce qui, traduit en nombre d'&#233;l&#232;ves, avoisinait 40 % des effectifs du primaire au Pays Basque. &#192; 40 % de scolarisation bilingue, la partie est gagn&#233;e. Le Pays Basque a fait un saut qualitatif d&#233;cisif gr&#226;ce &#224; l'enseignement bilingue pr&#233;coce qui est en passe de devenir majoritaire &#224; l'horizon de 2 ou 3 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.languesregionales.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='' /&gt; En Alsace, les chiffres sont moins bons qu'au Pays Basque et en apparence meilleurs qu'en Bretagne : avec 19 812 &#233;l&#232;ves aujourd'hui au primaire, cela fait tout de m&#234;me 12 % des effectifs du primaire ; ajoutez-y les 3 655 &#233;l&#232;ves des coll&#232;ges et les 1 170 lyc&#233;ens et vous avez encore 4 % des effectifs du secondaire en bilingue. Mais dans le cas de l'Alsace, ces chiffres doivent &#234;tre compar&#233;s avec le nombre et la densit&#233; de locuteurs, bien plus importants que pour les autres r&#233;gions, ainsi qu'avec le potentiel suppl&#233;mentaire que donne le couplage alsacien/allemand, ouvrant la porte &#224; l'immense domaine germanophone voisin de l'Alsace.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, l'Alsace est en retard, non pas en chiffres absolus, mais par rapport &#224; son potentiel bilingue encore insuffisamment pris en compte et parfois jusqu'au m&#233;pris. C'est &#233;videmment le poids de l'histoire des XIXe et XXe si&#232;cles qui fit changer quatre fois de langue officielle &#224; l'Alsace. Mais c'est aussi la myopie de l'&#201;tat, en particulier de l'&#201;ducation nationale, qui n'a pas pris la mesure de la chance que repr&#233;sente une minorit&#233; de citoyens germanophones et bilingues pour la France. Ce, tant culturellement que du point de vue &#233;conomique, car les bilingues sont autant de ponts entre cultures et entre pays voisins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela se traduit concr&#232;tement par des dispositions qui favorisent l'anglais plus que l'allemand m&#234;me en Alsace ! Et, lorsque la demande citoyenne devient irr&#233;sistible, on fait l'aum&#244;ne d'un enseignement de l'allemand &#224; 8 heures/semaine au lieu de la parit&#233; horaire. C'est du moins la bataille qui oppose actuellement les associations alsaciennes de parents et les &#233;lus &#224; la rectrice de Strasbourg qui traite l'allemand comme une langue &#233;trang&#232;re, alors que c'est aussi une langue de France, notamment &#224; l'&#233;crit : cf. les deux quotidiens alsaciens qui ont une &#233;dition en langue allemande et donc un lectorat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette constante de l'&#201;tat se traduit &#233;galement par le refus de signer la Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales. Ce qui r&#233;duit &#224; n&#233;ant l'introduction de ces langues dans la Constitution et leur reconnaissance comme patrimoine national. Affichage purement cosm&#233;tique donc !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au total et pour l'ensemble des langues r&#233;gionales : des avanc&#233;es quantitatives certes, mais une progression insuffisante au regard des possibilit&#233;s, mais aussi des urgences li&#233;es &#224; la diminution globale du nombre de locuteurs. Sauf au Pays Basque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que faire et sur quels fronts poursuivre efficacement la promotion des langues r&#233;gionales ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;alit&#233;s et perspectives qualitatives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les r&#233;alit&#233;s positives il y a d'abord cette avanc&#233;e symbolique de la toponymie bilingue presque partout en Bretagne. Le symbolique est essentiel pour la conscience culturelle des habitants de la r&#233;gion, mais ne suffit pas &#224; cr&#233;er une r&#233;alit&#233; sociale ou sociolinguistique. Pourtant le symbolique vient renforcer une autre r&#233;alit&#233;, qu'on peut appeler sociologique : celle de la d&#233;termination des porteurs de la langue bretonne qui, on le sait, reste in&#233;galement partag&#233;e (selon les g&#233;n&#233;rations).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il y a une seconde cat&#233;gorie de soutiens efficaces &#224; la r&#233;appropriation de la langue en Bretagne : je le sais d'exp&#233;rience par les auditoires qui sont les miens lors de mes conf&#233;rences. Ce sont ces jeunes parents bretons mais &#224; 80 % francophones monolingues qui, contrairement aux g&#233;n&#233;rations plus &#226;g&#233;es, ont pris conscience de l'inutilit&#233; de la perte du breton, voire de la r&#233;gression que cette perte repr&#233;sente. Qui sont-ils ? Que font-ils ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette g&#233;n&#233;ration monolingue francophone &#224; 80 % a d&#233;cid&#233; &#8211; sans se consulter et comme un seul homme, pourrait-on dire &#8211; de d&#233;l&#233;guer &#224; ses enfants le devoir de r&#233;appropriation linguistique. Ce qui traduit &#224; la fois une grande frustration nettement ressentie et partag&#233;e, mais aussi une vitalit&#233; potentielle &#224; ne pas sous-estimer : c'est elle qui porte la lente, mais tr&#232;s efficace progression des fili&#232;res bilingues. Et je peux confirmer que cette tendance est transversale et concerne toutes les langues r&#233;gionales. Gr&#226;ce aux jeunes parents et &#224; peu pr&#232;s dans les m&#234;mes proportions partout !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cependant ces facteurs favorables ne se traduisent encore qu'en termes scolaires et n'ont pas de prolongement imm&#233;diatement visible dans la soci&#233;t&#233; : ces avanc&#233;es ne parviennent pas &#224; sortir d&#233;finitivement le breton de sa situation &#224; contre-courant et, pour ainsi dire, encore marginalis&#233;e dans laquelle l'ont mis 120 ans d'immersion monolingue &#224; l'&#233;cole de Jules Ferry. Et cela aussi vaut pour les autres langues r&#233;gionales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est l&#224; qu'il importe de r&#233;fl&#233;chir &#224; l'ensemble des pistes qui peuvent redonner visibilit&#233; et l&#233;gitimit&#233; &#224; la langue dans la vie quotidienne, notamment aux yeux des &#233;l&#232;ves qui, au-del&#224; de l'&#233;cole, ont besoin de percevoir plus nettement l'utilit&#233; sociale du breton.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles pistes ? Il y en a au moins trois.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.languesregionales.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='' /&gt; D'abord le pr&#233;scolaire, c'est-&#224;-dire les cr&#232;ches en breton qui assurent une compensation d&#232;s la tendre enfance &#224; l'absence relative du breton dans les familles. C'est l'excellent travail de l'association Divskouarn qui &#233;tend son r&#233;seau de cr&#232;ches d'ann&#233;e en ann&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.languesregionales.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='' /&gt; Ensuite l'extrascolaire, car l'&#233;cole ne peut pas tout faire. En particulier l'&#233;cole bilingue donne acc&#232;s aux comp&#233;tences de communication, aux comp&#233;tences textuelles et aux comp&#233;tences intellectuelles en langue bretonne. Mais dans cette panoplie de comp&#233;tences, les registres des &#233;motions, de l'affectivit&#233;, de l'intime sont relativement absents et l'expression en breton en souffre un peu. Ce sont les activit&#233;s extrascolaires qui doivent venir compl&#233;ter le travail de l'&#233;cole. Quelles activit&#233;s ? On peut faire feu de tout bois : une chorale, un club de sport, de voile ou de foot en breton, un ensemble instrumental ou de th&#233;&#226;tre ou de danse en breton ; ou toute autre activit&#233; culturelle, sportive ou de loisirs. Bref, un environnement social en langue bretonne pour vivre sa langue, comme on vit le fran&#231;ais dans de multiples situations. Car une langue ne s'acquiert que dans un v&#233;cu ! Mais j'ai gard&#233; le plus important pour la fin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.languesregionales.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='' /&gt; Les m&#233;dias. Pourquoi les m&#233;dias ? Les raisons et les avantages en sont nombreux. D'abord les m&#233;dias offrent des &#233;v&#233;nements collectifs et si les &#233;missions sont bonnes, l'&#233;v&#233;nement est attendu, partag&#233;, discut&#233;. Ensuite, les m&#233;dias donnent une vraie visibilit&#233; au breton : mieux que la toponymie et de fa&#231;on pas seulement symbolique les m&#233;dias font vivre la langue dans tous ses registres, du plus familier au plus soutenu. Enfin certaines &#233;missions de t&#233;l&#233;vision, mais aussi de radio peuvent &#234;tre utilement et p&#233;dagogiquement exploit&#233;es dans les classes &#8211; et c'est la raison pour laquelle j'ai sugg&#233;r&#233; il y a 18 mois &#224; la R&#233;gion de cr&#233;er une t&#233;l&#233;vision &#233;ducative interactive en breton, domaine dans lequel je peux apporter une certaine expertise, ayant r&#233;alis&#233; une t&#233;l&#233; de ce type en Vall&#233;e d'Aoste, r&#233;gion autonome bilingue d'Italie. Mais si la R&#233;gion Bretagne d&#233;cide de r&#233;aliser cette id&#233;e, il faudrait aujourd'hui compl&#233;ter la t&#233;l&#233; ou la radio par des retours sur Internet des productions d'&#233;l&#232;ves, ce qui multiplierait consid&#233;rablement l'effet m&#233;diatique par une exploitation dynamique des &#233;missions. Ce serait le contraire de la consommation passive de t&#233;l&#233; &#224; laquelle on se livre habituellement. Ajoutons enfin que le d&#233;veloppement du breton sur les m&#233;dias am&#232;nera &#224; court terme une source d'emplois fl&#233;ch&#233;s sur le breton, ce qui serait un double b&#233;n&#233;fice : culturel-linguistique et socio-&#233;conomique. Or tout ceci vaut encore une fois pour les autres langues avec toutes les adaptations requises pour l'occitan qui conna&#238;t plusieurs vari&#233;t&#233;s et pour l'alsacien/allemand qui peut s'appuyer sur des sources documentaires d'autres pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais je ne voudrais pas n&#233;gliger dans mes perspectives un aspect plus philosophique et pour cette raison fondamental.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La diversit&#233; culturelle et linguistique est un prolongement de la biodiversit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;mergence d'Homo Sapiens est ins&#233;parable de sa propre diversification et cela dans tous les domaines : croyances, mythes, techniques de vie et de survie, langues, cultures, armes, outils, musiques, coutumes et rituels. Depuis les origines, l'humain a d&#251; s'adapter &#224; des environnements changeants et souvent mena&#231;ants, presque toujours et partout. Les environnements &#233;tant tr&#232;s divers, cela a valu &#224; Sapiens et avant lui &#224; Erectus d&#233;j&#224; des &#233;volutions tr&#232;s diff&#233;rentes selon les lieux, les &#233;poques et en fonction des p&#233;rils toujours nouveaux. Bref, l'environnement a diversifi&#233; Sapiens, comme auparavant l'environnement avait diversifi&#233; le vivant sous toutes ses formes, comme Darwin l'avait compris le premier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les migrations et les m&#233;tissages ont encore renforc&#233; cette diversification et ont partout produit des profils humains de plus en plus complexes et souvent plurilingues et pluriculturels, m&#234;me si cela doit &#234;tre compris d'une fa&#231;on diff&#233;rente d'aujourd'hui. Ce qui fait que les peuples plurilingues sont encore &#224; notre &#233;poque plus nombreux que les peuples monolingues sur tous les continents. On peut affirmer que la glossodiversit&#233; (c'est le n&#233;ologisme que je trouve le mieux adapt&#233; &#224; cette diversit&#233; linguistique) est le prolongement sous des formes nouvelles et in&#233;dites chez l'humain de la biodiversit&#233; dans l'ensemble du vivant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais c'est aujourd'hui seulement &#8211; &#224; l'&#232;re de la mondialisation des sciences, des techniques et de l'&#233;conomie financiaris&#233;e &#8211; que cette glossodiversit&#233;, synonyme de richesse, est menac&#233;e par un nivellement et une uniformisation qui repr&#233;sentent une v&#233;ritable r&#233;gression pour l'humain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'anglais joue dans ce processus un r&#244;le-cl&#233;, mais les autres grandes langues y contribuent aussi lorsqu'elles ne prot&#232;gent pas, voire contrarient, les langues de moindre diffusion partout. Le combat pour les langues est indivisible, mais ce n'est h&#233;las pas per&#231;u par les politiques, les m&#233;dias, les universit&#233;s m&#234;me et par les leaders d'opinion, dont ce serait le r&#244;le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette d&#233;rive et ce d&#233;lire d'uniformisation sont d'autant plus dangereux pour l'avenir de l'esp&#232;ce que nos langues sont nos vies : elles sont inscrites au plus profond de nos circonvolutions c&#233;r&#233;brales. Quand nous sommes bi- ou plurilingues, cette richesse neuronale fait de nous des ponts entre les cultures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ne pas transmettre cette richesse &#224; nos enfants et petits-enfants est un crime contre le patrimoine d'Homo Sapiens. C'est le th&#232;me de mon prochain livre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gilbert Dalgalian&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Professeur certifi&#233; d'allemand et Docteur en linguistique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://languebretonne.canalblog.com/archives/2012/03/04/23676301.html&quot; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://languebretonne.canalblog.com/archives/2012/03/04/23676301.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
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xml:lang="fr"><title>Nombre de locuteurs dans les langues r&#233;gionales</title><link>http://www.languesregionales.org/Nombre-de-locuteurs-dans-les</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.languesregionales.org/Nombre-de-locuteurs-dans-les</guid> <dc:date>2012-01-18T11:04:36Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>admin</dc:creator> <description> &lt;p&gt;Il s'agit ici de r&#233;gions linguistiques qui correspondent parfois &#224; une r&#233;gion administrative (alsacien), ou qui s'&#233;tendent sur plusieurs (occitan, langues d'o&#239;l), ou qui se limitent &#224; une fraction de r&#233;gion administrative (basque, breton, catalan). En utilisant les d&#233;nominations de la liste Cerquiglini, prenons les 10 langues r&#233;gionales de la M&#233;tropole (colonne LR). Google (Tablo) nous pr&#233;sente par r&#233;gion linguistique la population totale (colonne P) et les locuteurs de la langue sp&#233;cifique (colonne L). (...)&lt;/p&gt;
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&lt;a href="http://www.languesregionales.org/-Les-langues,45-" rel="directory"&gt;Les langues&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il s'agit ici de r&#233;gions linguistiques qui correspondent parfois &#224; une r&#233;gion administrative (alsacien), ou qui s'&#233;tendent sur plusieurs (occitan, langues d'o&#239;l), ou qui se limitent &#224; une fraction de r&#233;gion administrative (basque, breton, catalan). En utilisant les d&#233;nominations de la liste Cerquiglini, prenons les 10 langues r&#233;gionales de la M&#233;tropole (colonne LR). Google (Tablo) nous pr&#233;sente par r&#233;gion linguistique la population totale (colonne P) et les locuteurs de la langue sp&#233;cifique (colonne L). Il s'agit plut&#244;t d'un ordre de grandeur qu'il faudrait affiner avec les donn&#233;es du recensement de 1999.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id3685_c0'&gt; (LR) Langues r&#233;gionales &lt;/th&gt;&lt;th id='id3685_c1'&gt; (P) Populations r&#233;gionales - Google &lt;/th&gt;&lt;th id='id3685_c2' colspan='2'&gt; (L) Locuteurs r&#233;gionaux - Tablo % L/P &lt;/th&gt;&lt;th id='id3685_c4'&gt; (S) Population scolaire 2008 - 18% P &lt;/th&gt;&lt;th id='id3685_c5' colspan='2'&gt; (E) El&#232;ves en LR en 2008 - Figaro 31 10 11 - % E/S &lt;/th&gt;&lt;th id='id3685_c7' colspan='2'&gt; (B) Enseignement bilingue Flarep 2010 - % B/E &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id3685_c0'&gt;Alsacien&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c1'&gt;1 700 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c2'&gt;900 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;53%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c4'&gt;309 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c5'&gt;193 820&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;53%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c7'&gt;22 683&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;14%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id3685_c0'&gt;Basque&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c1'&gt;250 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c2'&gt;72 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;29%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c4'&gt;45 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c5'&gt;11 060&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;26%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c7'&gt;11 532&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;100%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id3685_c0'&gt;Breton&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c1'&gt;1 500 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c2'&gt;172 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;12%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c4'&gt;270 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c5'&gt;23 432&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;9%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c7'&gt;19 467&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;83%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id3685_c0'&gt;Catalan&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c1'&gt;370 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c2'&gt;126 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;34%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c4'&gt;66 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c5'&gt;13 048&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;20%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c7'&gt;3 053&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;24%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id3685_c0'&gt;Corse&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c1'&gt;250 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c2'&gt;150 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;60%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c4'&gt;45 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c5'&gt;34 598&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;77%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c7'&gt;7 059&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;21%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id3685_c0'&gt;Flamand&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c1'&gt;1 400 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c2'&gt;30 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c4'&gt;252 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c5'&gt;720&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(?)&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c7'&gt;123&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;17%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id3685_c0'&gt;Franco-prov.&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c1'&gt;6 000 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c2'&gt;150 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c4'&gt;1 080 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c5'&gt;275&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(?)&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c7'&gt;165&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;60%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id3685_c0'&gt;Langues d'o&#239;l&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c1'&gt;35 000 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c2'&gt;204 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c4'&gt;6 300 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c5'&gt;1 761&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(gallo)&lt;/td&gt;
&lt;td colspan='2' headers='id3685_c7'&gt;---&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id3685_c0'&gt;Occitan&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c1'&gt;13 000 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c2'&gt;3 000 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;23%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c4'&gt;2 340 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c5'&gt;80 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c7'&gt;6 875&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;9%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id3685_c0'&gt;Platt lorrain&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c1'&gt;2 300 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c2'&gt;400 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;17%&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c4'&gt;414 000&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c5'&gt;810&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(?)&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c7'&gt;810&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;100%&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id3685_c0'&gt;&lt;strong&gt;Total &lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c1'&gt;&lt;strong&gt;61 770 000&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c2'&gt;&lt;strong&gt;5 202 000&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;9%&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c4'&gt;&lt;strong&gt;11 121 000&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c5'&gt;&lt;strong&gt;329 524&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;3%&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id3685_c7'&gt;&lt;strong&gt;71 767&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;22%&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;La comparaison entre le nombre de locuteurs et la population nous donne une id&#233;e de la densit&#233; des locuteurs de langues r&#233;gionales. Le corse avec 60% de locuteurs et l'alsacien avec 53% sont les langues les plus parl&#233;es. Trois autres langues se situent entre le tiers et le quart de la population : le catalan (34%), le basque (29%) et l'occitan (23 %). Pourcentage &#224; 2 chiffres encore pour le pratt lorrain (17%) et le breton (12%) pour lequel ont &#233;t&#233; pris en compte seulement les 3 d&#233;partements historiquement brittophones. Locuteurs beaucoup plus rares pour le franco-proven&#231;al (3%), le flamand (2%) et les langues d'o&#239;l (1%) dont les locuteurs sont dispers&#233;s parmi plus de la moiti&#233; de la population de l'H&#233;xagone, abstraction faite du fran&#231;ais, ce dialecte d'o&#239;l parl&#233; par toute la population.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une comparaison analogue peut se faire, pour chaque langue r&#233;gionale, entre la population scolaire (colonne S, 18% de la population totale) et les &#233;l&#232;ves de langue r&#233;gionale (colonne E). La statistique p&#233;dagogique est celle qui a &#233;t&#233; publi&#233;e par le Figaro du 31 octobre 2011 en se r&#233;f&#233;rant &#224; l'ann&#233;e 2008 et compl&#233;t&#233;e par les donn&#233;es Google pour le flamand, le franco-proven&#231;al et le platt lorrain. Le nombre d'&#233;l&#232;ves est impressionant pour l'alsacien (163 820) et l'occitan (plus de 80 000). Mais c'est en comparant le pourcentage scolaire avec la densit&#233; de locuteurs, qu'on peut appr&#233;cier dans quelle mesure l'&#233;cole valorise chaque langue r&#233;gionale. Sont relativement bien scolaris&#233;s le corse (77%), l'alsacien (53%) et le basque (30% des &#233;l&#232;ves du primaire et 40% en maternelle). Il y a un d&#233;ficit d'apprentissage scolaire pour le catalan (20% versus 34%), le breton (9% versus 12%) et surtout pour l'occitan (4% versus 23%). L'apprentissage scolaire est purement symbolique pour les autres langues r&#233;gionales, notamment pour les langues d'o&#239;l autre que le fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La colonne (E) regroupe toutes les m&#233;thodes d'enseignement de langue r&#233;gionale depuis l'enseignement 3 heures par semaine jusqu'&#224; la m&#233;thode immersive. Sans vouloir &#233;valuer la qualit&#233; de ces m&#233;thodes, la colonne B recense les &#233;l&#232;ves qui b&#233;n&#233;ficient de la m&#233;thode bilingue o&#249; la langue r&#233;gionale est une langue d'enseignement, soit &#224; parit&#233; horaire avec le fran&#231;ais, soit en immersion initiale en langue r&#233;gionale &#233;voluant vers un partage horaire. Ces donn&#233;es sont publi&#233;es par la Flarep pour l'ann&#233;e scolaire 2010-2011 et concernent les 3 fili&#232;res d'enseignement, public, confessionnel et associatif. Les pourcentages indiquent la place tenue par l'enseignement bilingue parmi l'ensemble des m&#233;thodes. La proportion varie de 100% pour le basque, &#224; 83% pour le breton, 21% et 24% pour le corse et le catalan, beaucoup moins pour l'alsacien (14%) et surtout l'occitan (9%). A remarquer que plusieurs enseignements tr&#232;s d&#233;ficitaires essaient de compenser avec la m&#233;thode bilingue ; pratt lorrain (100%), franco-proven&#231;al (60%), flamand (17%).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans les d&#233;partements et territoires d'Outre-Mer, en 2009, la population &#233;tait de 2.663.000 habitants. Parmi les 534 400 &#233;l&#232;ves scolaris&#233;s dans les &#233;tablissements du primaire et du secondaire, plus de 68 000 apprennent la langue locale : tahitien (50.000 &#233;l&#232;ves), cr&#233;ole (16 000), langues m&#233;lan&#233;siennes (2 000)&#8230; La proportion d'&#233;l&#232;ves en apprentissage de langue r&#233;gionale est bien meilleure qu'en M&#233;tropole : 13% versus 3%. L'enseignement bilingue a fait son entr&#233;e avec 3 869 &#233;l&#232;ves en cr&#233;ole et 1 668 en langues m&#233;lan&#233;siennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certes l'apprentissage scolaire des langues r&#233;gionales a fait des progr&#232;s remarquables de 152 557 &#233;l&#232;ves en l'an 2000 &#224; 404 351 en 2011. Ceci dit le nombre de locuteurs baisse du fait que les plus nombreux ont 65 ans et plus. Le probl&#232;me crucial pour les langues r&#233;gionales reste celui de la transmission naturelle. Combien de ceux qui ont appris leur langue sp&#233;cifique sur les bancs de l'&#233;cole la transmettront-ils &#224; leurs enfants ? Ceci dit, les parents transmettent la langue qu'ils jugent socialement utile, ce qui suppose, pour les langues r&#233;gionales, une reconnaissance officielle, par la loi et les institutions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Erramun Bachoc, baxok[@]wanadoo.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
<item
xml:lang="fr"><title>La vitalit&#233; des langues r&#233;gionales</title><link>http://www.languesregionales.org/La-vitalite-des-langues-regionales</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.languesregionales.org/La-vitalite-des-langues-regionales</guid> <dc:date>2012-01-18T10:45:23Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>admin</dc:creator> <description> &lt;p&gt;&quot;Transmission familiale des langues et des parlers&quot; &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ainsi que s'intitulait l'enqu&#234;te linguistique log&#233;e dans l'Etude de l'histoire familiale associ&#233;e au recencement de mars 1999. Cette enqu&#234;te fut obtenue gr&#226;ce &#224; une action militante assortie d'une menace de bo&#239;cott. La rencontre interr&#233;gionale de 1995 avait mandat&#233; l'Institut culturel basque pour mener les n&#233;gociations avec l'Inseed. Nous aurions voulu un questionnaire sociolinguistique d&#233;taill&#233; appliqu&#233; &#224; l'ensemble des citoyens comme c'est le cas (...)&lt;/p&gt;
-
&lt;a href="http://www.languesregionales.org/-Les-langues,45-" rel="directory"&gt;Les langues&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Transmission familiale des langues et des parlers&quot; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que s'intitulait l'enqu&#234;te linguistique log&#233;e dans l'Etude de l'histoire familiale associ&#233;e au recencement de mars 1999. Cette enqu&#234;te fut obtenue gr&#226;ce &#224; une action militante assortie d'une menace de bo&#239;cott. La rencontre interr&#233;gionale de 1995 avait mandat&#233; l'Institut culturel basque pour mener les n&#233;gociations avec l'Inseed. Nous aurions voulu un questionnaire sociolinguistique d&#233;taill&#233; appliqu&#233; &#224; l'ensemble des citoyens comme c'est le cas dans les communaut&#233;s d'Espagne. La l&#233;gislation fran&#231;aise nous accordait 3 questions pos&#233;es aux 380.000 adultes destinataires de l'Etude familiale avec sur&#233;chantillonnage pour l'Alsace, la Bretagne, la Corse, les Flandres, la Moselle, le Pays Basque et le Roussillon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les questions sont conformes &#224; la &quot;Recommandation de l'ONU de 1968 qui pr&#233;conise une recherche p&#233;riodique sur la langue maternelle, la langue habituelle du foyer et la connaissance des langues. L'enqu&#234;te fran&#231;aise insiste sur la transmission linguistique familiale et l'utilisation sociale informelle des langues. Rappel de l'&#233;nonc&#233; des questions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;19. En quelles langues, dialectes ou &quot;patois&quot; (vos parents) vous parlaient-ils quand vous &#234;tiez enfants vers l'&#226;ge de 5 ans ? Ils vous parlaient d'habitude en ..... et aussi parfois en ...&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;20. En quelles langues, dialectes ou &quot;patois&quot; parliez-vous &#224; vos jeunes enfants quand ils avaient environ 5 ans ? Vous leur parliez d'habitude en ..... et aussi parfois en .... &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
21. Actuellement vous arrive-t-il de discuter avec des proches (conjoint, parents, amis, coll&#232;gues, commer&#231;ants...) dans d'autres langues que le fran&#231;ais. Si oui, laquelle ou lesquelles ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Pour l'Hexagone, les constatations g&#233;n&#233;rales sont les suivantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.languesregionales.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='' /&gt; Pour la premi&#232;re fois dans l'histoire, tous les natifs de la M&#233;tropole parlent fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.languesregionales.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='' /&gt; En plus du fran&#231;ais, 400 langues sont utilis&#233;es par 26% de la population (12 millions de locuteurs), de mani&#232;re habituelle ou occasionnelle, du fait de l'h&#233;ritage r&#233;gional, de l'immigration, des relations transfrontali&#232;res et de l'apprentissage scolaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.languesregionales.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='' /&gt; Contrairement aux langues &quot;&#233;trang&#232;res&quot;, la transmission des langues r&#233;gionales et des langues des immigr&#233;s d&#233;croit faisant place &#224; l'unilinguisme fran&#231;ais. Cependant, depuis 1970, la courbe des langues r&#233;gionales a tendance &#224; se redresser du fait, notamment, de l'apprentissage scolaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que peut-on tirer de l'Enqu&#234;te 1999 ? Il &#233;tait impossible de faire une v&#233;ritable enqu&#234;te sociolinguistique avec de nombreuses questions. Par contre les locuteurs de langue r&#233;gionale sont rep&#233;r&#233;s sur 80 ans et partout o&#249; ils vivent, dans leur r&#233;gion ou ailleurs dans l'hexagone. Pour chaque langue on peut &#233;tablir la courbe de l'usage familial et informel m&#234;me occasionnel et la transmission linguistique ann&#233;e par ann&#233;e ou par tranche d'&#226;ge.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le tableau suivant r&#233;sume quelques donn&#233;es globales pour tenter une comparaison sur la vitalit&#233; des langues r&#233;gionales.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;(LR) Langues r&#233;gionales Insee 1999&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(O) Langue re&#231;ue occasionnelle&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(H) Langue re&#231;ue habituelle&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(T) Transmission habituelle et occasionnelle&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(P) Retrans-mission habituelle&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;(A) Bilingues actifs adultes&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Alsacien&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;240 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;660 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;410 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;53%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;548 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Basque&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;50 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;50 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;20 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;43%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;44 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Breton&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;400 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;280 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;80 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;12%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;304 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Catalan&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;100 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;70 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;60 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;30%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;132 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Corse&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;100 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;70 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;60 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;34 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;188 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Flamand&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;50 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;40 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;12%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;---&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Franco-prov.&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;140 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;70 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;15 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;---&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Langues d'o&#239;l&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;850 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;570 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;300 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;27%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;204 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Occitan&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1 060 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;610 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;240 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;14%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;526 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Platt lorrain&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;100 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;70 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;50 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;29%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;78 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td rowspan='2'&gt;Total&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3 090 000&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2 490 000&lt;/td&gt;
&lt;td rowspan='2'&gt;1 245 000&lt;/td&gt;
&lt;td rowspan='2'&gt;33%&lt;/td&gt;
&lt;td rowspan='2'&gt;2 024 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td colspan='2'&gt;4 580 000&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Dans la colonne (LR), nous avons list&#233; 10 langues des r&#233;gions de l'Hexagone parmi les 400 langues r&#233;p&#233;r&#233;es, pour &#233;tablir un &#233;tat des lieux comparatif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les colonnes (O) et (H) donnent les r&#233;sultats des questions 19 et 20 concernant les langues re&#231;ues des parents, au cours de l'enfance vers 5 ans. Pour chaque langue r&#233;gionale il est possible de distinguer la langue habituellement utilis&#233;e en famille ou bien occasionnellement en m&#234;me temps que le fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'utilisation habituelle de la langue r&#233;gionale suppose que les deux parents soient locuteurs de cette langue. L'utilisation occasionnelle est tr&#232;s difficile &#224; appr&#233;cier car chaque situation familiale est particuli&#232;re. La condition minimale est qu'un parent soit bilingue et qu'il communique en langue r&#233;gionale. Dans ce cas les enfants ont la chance d'&#234;tre &quot;bilingues d'origine&quot; avec une double langue familiale. A r&#233;marquer que pour l'alsacien l'utilisation familiale habituelle est plus fr&#233;quente que l'utilisation occasionnelle. Ex aequo pour le basque. Dans tous les autres cas, c'est l'utilisation occasionnelle qui est la situation la plus fr&#233;quente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La colonne (T) r&#233;sume les r&#233;sultats de la question 20 &quot;En quelle langue parliez-vous &#224; vos enfants d'habitude ou parfois ? La retransmission familiale de la langue r&#233;gionale, qu'elle soit habituelle ou occasionnelle, est d&#233;ficitaire pour toutes les langues r&#233;gionales. Partons des parents dont la langue r&#233;gionale a &#233;t&#233; la langue maternelle habituelle (colonne H). Les langues les mieux retransmises sont le catalan et le corse (86%), le platt lorrain (71%), l'alsacien 62%, les langues d'o&#239;l (53%)...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La colonne (P) pr&#233;sente un autre traitement des r&#233;sultats de la question 20. Il s'agit des adultes actuels &#224; qui leur p&#232;re a parl&#233; habituellement la langue r&#233;gionale pendant leur enfance. Combien sont-ils &#224; avoir parl&#233; habituellement en cette langue &#224; leurs enfants ? La retransmission de la langue r&#233;gionale comme langue de communication habituelle est significative pour l'alsacien 53 % et pour le basque 43%. Autour de 30% pour le corse, le catalan, le platt lorrain et les langues d'o&#239;l. Beaucoup moins dans les autres cas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En partant du recensement de 1999, Google donne, pour certaines langues, la courbe de la transmission entre 1914 et 1980. On remarque que, pour plusieurs langues r&#233;gionales, cette courbe s'est redress&#233;e dans la d&#233;cennie 1970, l'apprentissage scolaire venant compenser ou renforcer la transmission familiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La colonne (A) concerne les r&#233;ponses &#224; la question 21 : &quot;Actuellement vous arrive-t-il de discuter avec des proches dans d'autres langues que le fran&#231;ais ?&quot;. Les valeurs indiquent pour chaque langue r&#233;gionale le nombre de locuteurs adultes (18 ans et plus) qui sont des bilingues actifs, capables de soutenir une discussion dans cette langue. Les r&#233;sultats peuvent para&#238;tre d&#233;cevants &#224; comparer aux effectifs des locuteurs r&#233;gionaux de Google Tablo qui incluent aussi les &quot;bilingues r&#233;ceptifs&quot;, ceux qui comprennent la langue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a cependant une coh&#233;rence dans les donn&#233;es du recensement de 1999. Pour la plupart des langues, la colonne de bilingues actifs adultes (A) est comparable &#224; celle de la &quot;langue re&#231;ue habituellement&quot; (H), sauf pour le catalan et le corse pour lesquels il faut ajouter aussi la colonne de &quot;la langue re&#231;ue occasionnellement&quot; (O). Par contre les bilingues adultes actifs sont toujours plus nombreux que les locuteurs qui ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'une retransmission familiale habituelle ou accasionnelle (T). En conclusion : si important que soit la transmission familiale aussi habituelle que possible, l'apprentissage scolaire des langues r&#233;gionales est n&#233;cessaire pour obtenir des bilingues adultes actifs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour avoir un &#233;tat des lieux le plus exact possible concernant les langues r&#233;gionales, les r&#233;sultats de la plus r&#233;cente recherche sociolinguistique de chaque langue devrait &#234;tre accessible au grand public, par l'interm&#233;diaire d'un organisme officiel, par exemple la DGLFLF. Et pour nous mettre en garde contre des enqu&#234;tes &quot;militantes&quot; trop euphoriques ou trop pessimiste, il serait utile d'introduire dans le syst&#232;me actuel de recensement continu trois questions linguistiques sur la r&#233;ception, la retransmission et l'utisation des langues autres que le fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Erramun Bachoc, &lt;br class='autobr' /&gt;
baxok[@]wanadoo.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>
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xml:lang="fr"><title>Combien de langues parle-t-on en France ?</title><link>http://www.languesregionales.org/Combien-de-langues-parle-t-on-en</link> <guid
isPermaLink="true">http://www.languesregionales.org/Combien-de-langues-parle-t-on-en</guid> <dc:date>2012-01-18T10:27:59Z</dc:date> <dc:format>text/html</dc:format> <dc:language>fr</dc:language> <dc:creator>admin</dc:creator> <description> &lt;p&gt;Deux documents de 1999 nous donnent des r&#233;ponses bien diff&#233;rentes. L'enqu&#234;te familiale du Recensement denombre au moins 400 langues dans l'Hexagone. La liste Cerquiglini en compte 75 en M&#233;trole et Outre-Mer. Comment s'explique cette diff&#233;rence ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Les questions du Recensement ne fixaient aucune limite concernant les langues maternelles et les langues parl&#233;es autre que le fran&#231;ais. Ainsi dans les r&#233;ponses des 300 000 enqu&#234;t&#233;s de l'&#233;tude famille, au paragraphe de &quot;la transmission familiale des langues et (...)&lt;/p&gt;
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&lt;a href="http://www.languesregionales.org/-Les-langues,45-" rel="directory"&gt;Les langues&lt;/a&gt; </description> <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux documents de 1999 nous donnent des r&#233;ponses bien diff&#233;rentes. L'enqu&#234;te familiale du Recensement denombre au moins 400 langues dans l'Hexagone. La liste Cerquiglini en compte 75 en M&#233;trole et Outre-Mer. Comment s'explique cette diff&#233;rence ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les questions du Recensement ne fixaient aucune limite concernant les langues maternelles et les langues parl&#233;es autre que le fran&#231;ais. Ainsi dans les r&#233;ponses des 300 000 enqu&#234;t&#233;s de l'&#233;tude famille, au paragraphe de &quot;la transmission familiale des langues et des parlers&quot;, 5000 d&#233;nominations de langues ont apparu, pouvant se ramener &#224; 400 langues du catalogue linguistique classique. On y retrouve donc les langues parl&#233;es r&#233;gionales et des migrants, les langues transfrontali&#232;res et apprises &#224; l'&#233;cole.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tandis que Bernard Cerquiglini, sur commande de Lionel Jospin devait d&#233;signer quelles langues &#233;taient susceptibles de b&#233;n&#233;ficier de la &quot;Charte europ&#233;enne des langues r&#233;gionales ou minoritaires&quot; que le gouvenement venait de signer. Autrement dit les langues r&#233;gionales et minoritaires &quot;pratiqu&#233;es traditionnellement sur un territoire d'un &#201;tat par les ressortissants de cet &#201;tat&quot; n'incluant ni les langues officielles et leurs dialectes, &quot;ni les langues des migrants&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En introduisant la notion de territoire, &#224; laquelle Cerquiglini n'accorde aucune importance, nous pouvons classer les langues en plusieurs cat&#233;gories. En M&#233;tropole nous avons les langues r&#233;gionales et les langues issues de l'immigration. Les langues r&#233;gionales list&#233;es sont l'alsacien et le pratt mosellan, le basque, le breton, le catalan, le corse, le flamand, le franco-proven&#231;al, l'occitan avec ses 5 varit&#233;s et la langue d'o&#239;l avec ses 8 dialectes. Cinq langues issues de l'immigration sont retenues comme minoritaires : l'arabe dialectale, l'arm&#233;nien, le berb&#232;re, le romani et le yiddish. Mais non pas les autres langues de migrants comme l'arabe classique, l'espagnol, l'italien, le portugais, le polonais, largement majoritaires dans leurs pays d'origine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre-Mer les grandes langues r&#233;gionales sont les cr&#233;oles &#224; base lexicale fran&#231;aise ou autre. Il existe une soixantaine de langues locales ou autochtones comme les langues am&#233;rindiennes de Guyanne, les langues polyn&#233;siennes, les langues kanak. La Nouvelle Cal&#233;donie est typique &#224; cet &#233;gard. D'apr&#232;s le recensement de 1996, une population comparable &#224; celle de Corse ou du Pays Basque Nord (250 000 habitants) parle 28 langues locales dont 5 ont un statut de langues r&#233;gionales. Pour chaque langue, le nombre de locuteurs varie de 11.000 pour le drehu, &#224; 16 pour le pwapw&#226; et m&#234;me 4 pour le sish&#246;, la langue officielle &#233;tant le fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutes les langues de la liste Cerquiglini sont en grande difficult&#233; et ont besoin de la protection de la Charte europ&#233;nne ou d'une loi linguistique nationale qui en reprendrait les pr&#233;conisations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Erramun Bachoc, baxok[@]wanadoo.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; </content:encoded> </item>



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